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24.09.2005

Conférence de la famille

Pour le 3ème enfant!
Tel semble être le mot d'ordre, de la conférence de la famille qui a eu lieu de 22 septembre dernier.

Allons nous enfin avoir une réelle politique de la famille?

Les mesures présentées, même si elles vont dans le bon sens, sont-elles réellement suffisantes?

   1- Réforme du congé parental:
       Possibilité d'un congé parental d'un an rémunéré 750 euros (au lieu de 3 ans à 500 euros).
   2- Aide à la petite enfance:
       Doubler le crédit d'impot pour les frais de garde pour les enfants de moins de 6 ans, gardés hors du domicile familiale (quand on sait qu'a Paris, ce qui coute le plus cher c'est de faire garder ces enfants chez soi, que les crèches sont pleines et les assistantes maternelles pas assez nombreuses, on peut vraiment dire merci a Dominique de Villepin) !
   3- Créer une véritable carte de famille nombreuse.
   4- Réforme de l'allocation de présence parentale. (pour les parents des enfants, malades, accidentés ou handicapés).

Etes -vous incité a faire des enfants avec ces mesures?
Pensez-vous que les avantages seront plus nombreux?
Pour ma part, je n'en suis pas sur...

Commentaires

Les « aides financières » des politiques familiale, industrielle ou sociale sont injustes et arbitraires.
Pourquoi faudrait-il subventionner la naissance d’un enfant ? Celle-ci ne regarde que le couple et relève totalement du domaine privé.

Ecrit par : plermite | 26.09.2005

Oui sur le fond je suis totalement d'accord avec toi.
Mais si un gouvernement, souhaite mener a bien une politique familiale, alors là, il faut "aider" les jeunes parents en leurs accordant des aides diverses.

C'est une prérogative qui n'est pas du domaine de l'etat, sauf quand celui-ci souhaite encourager la natalité dans son pays, ce qui est le cas en France.

Ecrit par : Politique et Polémiques | 27.09.2005

La naissance des enfants ne regarde pas que le couple et la famille. Dans une société basée sur la solidarité entre générations, notamment concernant les retraites (puisque ce sont les enfants d'aujourd'hui qui financeront les retraites de demain), les enfants constituent un "investissement" pour la société. Il est juste que les familles avec enfants paient moins d'impôts et soient aidées. Un couple sans enfant (et si en plus les deux travaillent) a un niveau de vie largement supérieur à celui d'un couple avec enfants.
Les naissances sont utiles pour le dynamisme de notre société et sa survie. les parents doivent être encouragés à accueillir des enfants. Ce serait totalement injuste que seules les familles riches puissent élever dignement et honorablement une famille nombreuse.

Ecrit par : grégoire Kueny | 27.09.2005

C'est bien en vertu de cette solidarité intergénérationnelle que des politiques de la amille sont mises en place, afin d'encourager les couples a avoir des enfants.


Néanmoins, les propositions de la dernière conférence de la famille, ne sont pas a mon sens un avancée trés significative.

Ecrit par : politique et polemiques | 27.09.2005

Les arguments classiques de Grégoire ne tiennent pas la route, du moins pour un libéral.

1) Il ne faut pas confondre la solidarité, qui consiste à aider les nécessiteux avec l’argent des autres, avec la charité qui est un acte de bienfaisance financé par ses deniers personnels.
Un individu dans le besoin me demande l’aumône. Que je réponds positivement ou non à sa requête regarde ma conscience.
S’il me menace et m’oblige par la force à lui donner mon portefeuille, il commet un acte illégal et c’est un vol.
S’il se met d’accord avec le politicien pour m’obliger par la loi à payer le racket institutionnalisé, l’impôt, ceci devient solidarité.
Pourtant la violence et l’immoralité sont identiques dans les deux cas.


2) Les enfants ne constituent pas « un investissement pour la société ».
Sous prétexte de financer les retraités actuels, il serait alors aussi juste d’aider financièrement les entreprises qui embauchent des chômeurs. Ceux-ci devenus actifs contribueraient aussi au financement des retraites et au bien-être de la société.
Le problème de la retraite n’est pas de trouver le financement mais de sortir de la logique de la répartition pour celle de la capitalisation.
Rendre l’individu responsable de son avenir.

3) « Ce serait totalement injuste que seules les familles riches puissent élever dignement et honorablement une famille nombreuse. »
Il serait aussi injuste que seules les familles riches puissent manger, s’habiller, se loger, s’éduquer dignement et honorablement.
Donc il faudra les taxer encore plus pour redistribuer aux pauvres ?
Un sinistre barbu n’a-t-il pas défendu ces idées sous le fumeux concept, « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins ? »

Il n’existe aucun argument rationnel pour justifier les aides financières obtenues par la coercition, l’impôt, à une politique familiale, industrielle, sociale ou autre.

Ecrit par : plermite | 28.09.2005

Ton raisonnement est juste, mais nous ne sommes vraiment pas en France dans un pays libéral.
De fait, les politiques familiales, industrielles ou sociales, entrainent un certain nombre d'aides, financées par l'Etat.


La seule chose que je puis dire, c'est qu'avec notre politique familiale, à l'inverse de certains autres pyas européens, comme l'Allemagne qui n'en pratiquent pas, nous avons un taux de natalité aprmi les plus fort d'Europe avec pas loin de deux enfants par femme.
Aloers que l'Allemagne, toujours, en est bien loin, et commence a percevoir dès maintenant, les dangers d'un si faible taux de natalité, dans le contexte politique et economique actuel.

Ecrit par : politique et polémiques | 28.09.2005

A Plermite,
Quelques pistes pour comprendre ma réflexion.
Dans l’agir social on vise comme fin le respect et l’épanouissement de la dignité de toute personne humaine. Il s’agit de mettre en œuvre prudemment les moyens adéquats en vue de la fin poursuivie, en tenant compte du nécessaire et du possible.
L’homme doit être traité non comme objet, mais comme sujet de droit. L’organisation sociale comporte trois organisations fondamentales : la famille, la propriété privée et l’Etat. (Trop d’Etat abaisse la famille et décourage la propriété privée. Trop de grandes propriétés abaissent la famille et l’Etat. Trop de grandes familles puissantes abaissent l’Etat et absorbent la répartition équitable de la propriété privée.
L’organisation du travail et des relations de travail doit donc respecter la dignité de la personne et favoriser son expression profonde, et lui assurer familialement une aisance conforme aux temps, lieux et possibilités.
Les relations entre tous les partenaires, acteurs, concurrents doivent être harmonieuses.
La solidarité doit se réaliser à tous niveaux (quartier, entreprise, cité, région, professionnel…). Elle tiendra compte du principe de subsidiarité qui suppose de donner la plus grande initiative possible aux sociétés de base et à les mettre en état de se développer elles-mêmes plutôt que de substituer à elles des sociétés de rang supérieur.
En résumé il s’agit de préserver la dignité de la personne, d’assurer l’équilibre famille-propriété privée-Etat, d’adopter une conception personnaliste et communautaire du travail, de veiller à l’unité dans l’équité et dans l’amitié de tous les membres du corps social, d’appliquer le principe de subsidiarité à tous les échelons (personnels, politiques, internationaux…) de la solidarité humaine.
En clair ni socialisme, ni individualisme. Je repousse le primat du capital privé sur l’homme et le système socialiste du capitalisme d’Etat et j’accepte une économie de marché mais régulée et le rôle du profit. J’ajoute que les hommes constituent le patrimoine le plus précieux de l’entreprise. Les propriétaires d’une société ne peuvent faire passer la loi du profit avant le bien commun. Le droit à la propriété privée comporte des devoirs. Les biens crées par les hommes sont destinés à tous les hommes. (Ni socialisme, ni individualisme).
La fin poursuivie par l’Etat doit être la gérance du bien commun, à travers la législation, le gouvernement exécutif, les autorités judiciaires.
Pour le problème qui nous concerne, il faudrait que le salaire versé soit suffisant pour que chacun puisse faire vivre sa famille. Il s’agit de proportionner la rémunération aux charges familiales. Cela concerne donc la politique salariale. Il faut permettre aux entreprises de réaliser des profits pour qu’elles puissent rémunérer leurs salariés en conséquence. Ce qui suppose également de la part de l’Etat une politique favorable à l’entreprise. (Pas de charges excessives). Enfin la politique des salaires devrait offrir au plus grand nombre d’hommes la possibilité de travailler pour se procurer les biens nécessaires à leur subsistance. (Salaires ni trop comprimés, ni trop élevés).

Ecrit par : grégoirekueny | 28.09.2005

J’entends tes aspirations mais elles ne répondent pas à mes objections.
Au passage, parmi les trois éléments de ton organisation sociale, l’intrus est la propriété privée. Celle-ci est un concept et non une organisation humaine naturelle, pour la famille, ou coercitive, pour l’état.
Peut-être as-tu voulu parler d’entreprise au lieu de propriété privée.
Il existe beaucoup d’approximations dans tes idées. Il serait trop long et hors sujet de les réfuter une par une.

Mais la question principale demeure : est-il moral, donc juste, de prélever par la force l’argent de Pierre, Paul, Jacques pour que Jean puisse nourrir sa famille ? Ma réponse est clairement non. Les étatistes de droite et de gauche répondront par l’affirmative en évoquant des concepts aussi vagues que dénués de sens tels que solidarité, justice sociale, redistribution, intérêt général, bien commun etc.

Frédéric Bastiat, un des plus brillants économistes libéraux français du XIX siècle, a très bien résumé le débat, dans son pamphlet « L’Etat ».

« L'oppresseur n'agit plus directement par ses propres forces sur l'opprimé. Non, notre conscience est devenue trop méticuleuse pour cela. Il y a bien encore le tyran et la victime, mais entre eux se place un intermédiaire qui est l'État, c'est-à-dire la loi elle-même. Quoi de plus propre à faire taire nos scrupules et, ce qui est peut-être plus apprécié, à vaincre les résistances? Donc, tous, à un titre quelconque, sous un prétexte ou sous un autre, nous nous adressons à l'État.
Nous lui disons: « Je ne trouve pas qu'il y ait, entre mes jouissances et mon travail, une proportion qui me satisfasse. Je voudrais bien, pour établir l'équilibre désiré, prendre quelque peu sur le bien d'autrui. Mais c'est dangereux. Ne pourriez-vous me faciliter la chose? Ne pourriez-vous me donner une bonne place? Ou bien gêner l'industrie de mes concurrents? Ou bien encore me prêter gratuitement des capitaux que vous aurez pris à leurs possesseurs? Ou élever mes enfants aux frais du public? Ou m'accorder des primes d'encouragement? Ou m'assurer le bien-être quand j'aurai cinquante ans? Par ce moyen, j'arriverai à mon but en toute quiétude de conscience, car la loi elle-même aura agi pour moi, et j'aurai tous les avantages de la spoliation sans en avoir ni les risques ni l'odieux!»

Comme il est certain, d'un côté, que nous adressons tous à l'État quelque requête semblable, et que, d'une autre part, il est avéré que l'État ne peut procurer satisfaction aux uns sans ajouter au travail des autres, en attendant une autre définition de l'État, je me crois autorisé à donner ici la mienne. Qui sait si elle ne remportera pas le prix? La voici:

L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.

Car, aujourd'hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d'autrui. Ce sentiment, on n'ose l'afficher, on se le dissimule à soi-même; et alors que fait-on?
On imagine un intermédiaire, on s'adresse à l'État, et chaque classe tour à tour vient lui dire: « Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons. »
Hélas! l'État n'a que trop de pente à suivre le diabolique conseil; car il est composé de ministres, de fonctionnaires, d'hommes enfin, qui, comme tous les hommes, portent au cœur le désir et saisissent toujours avec empressement l'occasion de voir grandir leurs richesses et leur influence.
L'État comprend donc bien vite le parti qu'il peut tirer du rôle que le public lui confie. Il sera l'arbitre, le maître de toutes les destinées: il prendra beaucoup, donc il lui restera beaucoup à lui-même; il multipliera le nombre de ses agents, il élargira le cercle de ses attributions; il finira par acquérir des proportions écrasantes. »

Plus de cent cinquante ans après, ces lignes demeurent toujours d’actualité. Oui, Monsieur Bastiat, votre définition de l’état, « cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » a obtenu les plus grands prix.

Ecrit par : plermite | 30.09.2005

Précisions :
Concernant la propriété privée, il s'agit de favoriser sa diffusion (la plus large possible et multiforme) pour servir de socle au mariage et à la famille. L'Etat doit assurer le bien commun politique, qui implique que les droits légitimes soient sans cesse respectés et restaurés et donc que les devoirs corrélatifs soient menés à bien.
J'ai précisé ni capitalisme d'Etat, ni capitalisme amoral faisant passer l'argent avant l'homme.
Je répète que la famille doit servir de mesure au juste salaire. Il est normal que l'Etat intervienne pour veiller au bien commun et à l'équitable répartition de la prospérité.
De même des considérations de justice et d'équité conduiront les responsables de l'Etat à une sollicitude particulière pour les personnes les plus faibles .(Celles qui sont le moins armés pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts légitimes.)
Concernant notre problème : j'ai répondu par un juste salaire proportionné aux besoins de la famille. Si ce n'est pas le cas l'Etat peut légitimement aidé les famillesen prélevant l'impot nécessaire. N'oublions pas que le renouvellement des générations est essentiel pour le dynamisme et le progrès d'un pays.
Je suis contre le racket actuel. La charge de prélèvements est trop lourde et son utilisation souvent injustifiée. On peut citer l'éducation nationale, les comités théodules divers, l'assistanat, les subventions aux associations ... Je répète l'Etat n'est là que pour veiller au bien commun et remplir les devoirs que ne remplissent pas les personnes ou les groupes privés. Dans ce dernier cas les prélèvements ne seraient pas très importants ou très faible si les initiatives privées s'en chargeaient.

Ecrit par : grégoirekueny | 30.09.2005

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