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07.11.2005
"On veut tout retourner"
Le Figaro de ce matin, donne la parole à 3 "casseurs" d'Aulnay sous bois.
"On a la haine".
"On continuera tant que Sarkozy ne présentera pas sa démission".
C'est ainsi que toute présence dans la cité qui peut évoquer l'odre ou la République est vécue comme une provocation, qu'il faut absolument "cramer" précise le journaliste. Polilciers, pompiers, postiers, infirmières, jusqu'au gardien du cimetière.
La violence de ces derniers jours, au regard des propos relatés dans Le Figaro ne semble donc pas prete de s'arreter.
Il faut espérer désormais que J. Chirac ne cède pas à la pression et à la violence de la rue.
Comme le soulignait ce week-end le socialiste Julien Dray," la demission de N. Sarkozy signifierait la victoire de la rue".
Alors tenons bon, et ne laissons pas ces casseurs gouverner.
08:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Trackbacks
Révoltante irresponsabilité médiatique
Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille… Racaille...
Trackback par : KoZtoujours... tu m'intéresses | 07.11.2005
Commentaires
Hello. Je me suis permis de vous trackbacker un peu à la hussarde parce qu'il me semble que le sujet est un peu préoccupant : l'émission arrêt sur images ( http://www.france5.fr/asi/007548/10/129836.cfm ) a démontré que les chaînes de TV ont procédé à une sélection très partiale des informations sur la visite de Nicolas Sarkozy à Argenteuil.
Il y a là, pour moi, rien de moins que de la manipulation de l'information.
Ecrit par : koz | 07.11.2005
Aucun problème, je vais aller voir ça de suite.
Je pense en effet que les journaistes ne sont pas innocents dans cette histoire.
Et malheureusement, comme souvent, ils detournent les propos.
Ecrit par : politique et polémiques | 07.11.2005
et surtout que la démission de Sarkozy ne changera pas grand chose, personne n'a voulu traiter du dossier des banlieues, que se soit à doite comme à gauche.
Ecrit par : denis | 07.11.2005
Sans foi, ni loi
"...On a créé des générations sans foi ni loi. Récemment, j'ai vu un petit vieux maghrébin se faire insulter par des jeunes qui auraient pu être ses petits-enfants..." ...suite sur http://gregoirekueny.over-blog.com/
Ecrit par : Grégoire Kueny | 07.11.2005
Il aura donc fallu une catastrophe humanitaire d'ampleur inégalée pour que la frontière Indo-Pakistanaise s'ouvre. Tout du moins, fasse mine de s'ouvrir.
Et pendant ce temps là - en France - des émeutes particulièrement violentes et nombreuses secouent chaque jour et chaque nuit nos banlieues. De nombreux auteurs - écrivains, chanteurs ou cinéastes - avaient bien sûr prévu le phénomène depuis longtemps et mis en garde nos élites. En effet, que des personnes désespérées et vivant des dans conditions épouvantables en arrivent à de tels agissements n'est en rien surprenant. Cela semble même tomber sous le sens, comme le veut l'expression populaire.
Ainsi - par conséquent - si les agissements en question sont certes illégitimes et particulièrement injustifiables, ils sont parfaitement compréhensibles.
Il aura donc fallu cela - une flambée de violence spectaculaire - pour que certains de nos hommes politiques, de nos penseurs ou de nos journalistes, comprennent l'ampleur et la gravité de la question sociale dans ces zones - dans ces quartiers et dans ces villes.
Il aura donc fallu cela pour qu'ils comprennent l'impérieuse nécessité de lutter rapidement et efficacemment contre la pauvreté, l'insalubrité et l'insécurité dans nos banlieues.
Avant qu'il ne soit encore plus tard que trop tard.
On évoque désormais la nécessité d'un "Grenelle des banlieues". L'expression revient ainsi de plus en plus ces jours-ci.
At last.
Ce n'est pas trop tôt, comme dirait l'autre.
Mais au-delà de ce simple et facile constat, la question qui se pose est celle du traitement de cette violence. Et c'est bien là tout l'enjeu du débat.
Ainsi, c'est précisément sur ce point que vont s'illustrer - par leur étroitesse d'esprit - les mêmes qui ne comprennent pas que l'on puisse être libéral et social. Une fois n'est pas coutume.
Les mêmes qui manient l'amalgame avec talent, en tout domaine et en toute occasion.
Les mêmes qui manipulent les esprits dans l'inique dessein de soigner leurs névroses.
Car en effet, l'alternative me semble évidente :
- soit l'on justifie - à des fins notamment électorales - des crimes et des délits ignobles, et je crois par conséquent que l'on prépare un nouvel et explosif "21 avril" - avec un deuxième tour sans candidat de gauche en 2007.
- soit au contraire, l'Etat lutte sans relâche contre une minorité de criminels agissant à l'endroit même où des dizaines de milliers de pauvres, malades ou désoeuvrés restent malgré tous leurs maux dans le cadre de nos lois républicaines.
En effet, en stigmatisant une minorité, Sarkozy me semble effectuer clairement la distinction entre "fauteur de trouble" et - en vrac - "jeune, immigré, chômeur, rappeur, musulman, habitant de cité, maghrébin, africain, et caetera".
Cette distinction - dans l'opinion publique - est essentielle.
A défaut, il y a fort à craindre que le débat politique ne se résume à un dialogue extrême-gauche contre extrême-droite, poussant les démocrates et les républicains à déserter le champ politique pour rejoindre des terrains plus délicats.
Pour ma part, j'ai un rêve.
Celui d'une société dans laquelle les individus seraient courageux – moins lâches. Une société où l’honnêteté intellectuelle serait érigée au rang de valeur fondamentale. Concrètement, un ensemble social où chacun serait apte à reconnaître ses erreurs, ses limites, et à prendre en compte l’intérêt général de l’ensemble social qui lui permet de survivre.
Mais ce raisonnement devient inepte dès lors que l'ensemble social n'assure plus la survie de chacun de ses membres.
Et c'est exactement l'enjeu même du débat.
La refonte - par delà nos Institutions - de notre façon de comprendre et de faire la politique.
La construction d'un nouvel idéal social et économique qui prendrait en compte chacun des acteurs - passifs ou actifs - qui constituent aujourd'hui notre société.
L'acceptation définitive et constructive des différentes composantes sociales, relgieuses et ethniques formant aujourd'hui notre nation.
La compréhension de l'importance majeure de chacune de ses composantes dans l'avènement et la pérennisation d'une société tolérante, libérée de ses entraves idéologiques, économiquement prospère et redistributrice.
« Au milieu de la grande barbarie naturelle, les êtres humains ont parfois (rarement) pu créer de petites places chaudes irradiées par l'amour . De petits espaces clos, réservés, où régnaient l'intersubjectivité et l'amour». Michel Houellebecq.
Ecrit par : Damien | 07.11.2005
le ministre du désordre ....Mr security
c'est l'ex- futur candidat à l'Elysée....Chirac doit etre content por son Nicholas....
le gouvernement sombre dans la cacophonie. Villepin contre Sarko, contre Azouz Begag, contre les députés UMP. Chirac est devenu muet.
La gauche se déchaîne, mais que faisait-elle, cette gauche, dans les banlieues, quand elle gouvernait ?
Les éditorialistes s’indignent, mais lequel d’entre eux, lequel d’entre eux, a mis un pied dans ces cités tellement stigmatisées … ?
Allez, vous dit-on, tout cela, c’est à cause des cellules islamistes qui manipulent des pauvres types violents et perdus… encore une fois l'argument ALQAIDA ZARKAWI ET TOUT LE PATATRA MENSONGER ...Quelle magnifique explication ! Bien sûr, il y a des voyous, des dealers, de la racaille, comme partout. Il y a l’histoire d’une double aliénation, l’aliénation raciale et l’aliénation économique, que la société française a tolérée. Il y a l’histoire d’un gamin à qui l’on dit en permanence : « Tu es né français, basané, noir, arabe, tu as le droit de rester dans ta cité, là ou tes parents sont venus et vont mourir, tu as le droit de t’intégrer uniquement si tu la boucles. N’oublie jamais, tu es un citoyen de seconde zone. »
et le ministre de l'ordre qui vient créer le désordre..
il faut trouver des solutions et non de les aggraver
Ecrit par : gabriel | 08.11.2005
Bien sur qu'il faut trouver des solutions,
Bien évidemment qu'il faut completement changer le visage de l'habitat dans ces endroits. (détruire les tours, contruirent des petits immeubles de 4 étages, etc etc).
Il faut également prendre a bras le corps le problème de l'enseignement et de l'emploi.
Mais la République ne peut pas accepter une telle violence sur son territoire. La France doit vgarantir à ses citoyens le maintien de l'ordre.
Donc, avant de mettre en place les solutions, dans un tel contexte, la représsion s'impose d'elle même.
Ecrit par : politique et polémiques | 09.11.2005




